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Un super article de Robert Noël apparu sur le nouvelliste "La prolifération des nouveaux groupes musicaux haïtiens dans un marché saturé devient inquiétante"

La production constitue l’élément essentiel de survie de n’importe quel marché. Cependant, l’industrie haïtienne de la musique n’offre aucune possibilité aux nouveaux groupes musicaux d’émerger, malgré les bonnes productions de ces derniers. Les problèmes se situent à plusieurs niveaux, tels que le manque de ressources pour permettre le développement des artistes et l’amélioration des conditions d’existence de ce marché qui souffre d’une grande déficience, et l’incapacité ou l’incompétence de ceux qui sont responsables de sa bonne marche.

 Il faut de tout pour bâtir un monde équilibré 

Il faut prendre en compte l’indolence des entrepreneurs et des grands décideurs de l’industrie haïtienne de la musique à établir une plateforme solide susceptible de faire reconnaître les nouveaux artistes, tant à l’échelle nationale qu’internationale. Les promoteurs devraient aussi participer à ce travail pour assurer la relance du marché de la musique haïtienne,  particulièrement celui du konpa dirèk qui a toujours été leur source de revenu et celle des musiciens, donc leur gagne-pain. De telles démarches requièrent un effort collectif, surtout de la part des organisateurs de soirées. On a l’impression que cela constitue le cadet de leurs soucis.  Car ils ne pensent seulement qu’à organiser des soirées dansantes, ignorant les paramètres nécessaires pour faire de l’industrie haïtienne de la musique ce qu’on a toujours rêvé qu’elle soit : un espace d’affaires prospère et durable.  

Les promoteurs s’évadent dès que les groupes auxquels ils s’accrochent connaissent une baisse. L’expérience a prouvé un tel fait dans le passé, et cela ne changera pas. Toutes ces considérations permettent de comprendre les raisons qui font que les nouveaux groupes musicaux sont délaissés. On doit se rappeler ce qui suit. Pour qu’un orchestre puisse bénéficier d’une reconnaissance, il faut qu’il soit exposé au public dans le cadre de ses engagements dans certaines activités culturelles, même à titre de groupes performant en lever de rideau. 

Si le maestro Nemours Jean-Baptiste n’avait pas accordé la chance au groupe Shleu-Shleu d’offrir sa prestation, au cours de l’intermède de son Ensemble à Cabane Choucoune, le 30 décembre 1965, d’après ce que feu Tony Moïse, ex-saxophoniste des Shleu – Shleu, m’avait révélé, les mini-jazz pourraient ne pas exister aujourd’hui. L’esprit de partage et de considération d’autrui doit continuer. Les animateurs de radio ne sont pas non plus innocents dans ce qui se passe actuellement dans l’industrie haïtienne de la musique. Bon nombre d’entre eux travaillent au détriment de certains groupes au profit de celui ou de ceux dont ils sont esclaves. 

L’on comprend difficilement que certains animateurs et journalistes culturels s’adonnent à cette pratique pour le moins qu’on puisse dire déloyale.  Malheureusement, c’est une réalité qu’on continue à vivre dans cette industrie. Que font-ils de l’éthique professionnelle et de la déontologie journalistique ? Un tour d’horizon permettra de les identifier. Aujourd’hui, ils supportent un groupe et demain ils s’y opposent puisque leurs exigences auprès de cette formation musicale en question ne sont pas satisfaites. Et pour quelques dollars de plus, ils vendent leurs âmes au diable. Il y en a aussi qui font la navette entre un groupe et un autre, sans même penser qu’ils n’inspirent plus confiance aux  responsables et musiciens de ces orchestres en question.  On se garde de citer leurs noms simplement pour leur donner le temps de se ressaisir et de se fixer sur une position ferme. Ils se connaissent et se reconnaissent. Ce n’est pas sans raison qu’on leur donne l’épithète d’animateurs caméléons « agranman ». 

Les nouveaux groupes musicaux souffrent de l’incompréhension des uns et des autres

Les faits susmentionnés expliquent les raisons qui confinent les nouveaux groupes musicaux dans le monde de l’oubli total. On ne peut non plus ignorer le manque d’appui des dirigeants de ces nouvelles formations musicales, qui ne considèrent que le petit marché local. C’est ce qui fait saturer le marché de la musique haïtienne au plus vite, en sus d’une surproduction privée de retombées financières. Tous ces groupes produisent des albums que le public n’arrive pas à découvrir. Ils sont plus d’une quarantaine. Cela est dû au manque de promotion et de marketing, deux éléments en business qui permettent de lier connaissance à un nouveau produit ou avec les groupes méconnus ou inconnus.  

Il y a de ces orchestres qui existent depuis des années, mais que le public ne connaît pas. Il faut que les responsables de ces formations musicales explorent d’autres univers, puisque la décentralisation du marché est l’un des paramètres susceptibles de changer les conditions d’existence de l’industrie. Ils ne doivent pas ignorer le fait que quand une porte se ferme, une autre s’ouvre.  Mais il faut avoir une vision large pour être en mesure de voir l’opportunité qui s’offre et qui débouche sur un nouvel horizon.  Il faut aussi que le travail de distribution des produits soit pris en considération. 

On comprend qu’il n’existe aucune compagnie haïtienne de distribution de disques, mais cela n’empêche qu’on trouve d’autres moyens pour compenser un tel déficit. Combien de ces responsables d’orchestres savent que les marchés japonais et africains sont prêts à recevoir la musique haïtienne, toutes tendances musicales confondues?  Il est bon de profiter de la diversité culturelle d’Haïti, qui  constitue sa richesse, pour ouvrir la grande porte capable d’offrir aux étrangers une vue panoramique plus large de ce pays dont ils font semblant de méconnaître ou d’ignorer les plus grandes valeurs. Ils affichent la pauvreté comme le trait caractéristique de ce pays historiquement et culturellement riche. Cela est dû au fait qu’on n’expose pas sa culture suffisamment aux yeux du monde. 

Les nouveaux groupes musicaux aimeraient bien participer aux grandes festivités, mais ils ne se posent  pas sur la bonne branche. Les bonnes connexions leur manquent.  Malgré les affronts qu’ils subissent,  ils vivent toujours d’espoir chaque jour, sachant que ceux qui sont populaires aujourd’hui avaient, dans un temps,  été inconnus comme eux. R. Noël. Il ne reste qu’à souhaiter bonne chance et bonne besogne aux nouveaux groupes musicaux qui s’investissent dans ce marché musical saturé. 

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