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Quand les réseaux sociaux font chuter le roi de la rumba congolaise

Koffi Olomidé, star congolaise aux millions d'albums vendus, est filmé le 22 juillet à l'aéroport de Nairobi (Kenya) portant un coup de pied violent à une danseuse de son groupe. Il aura suffi de quelques instants pour que les images de cet acte ignoble fassent le tour du monde via à la fois les médias classiques, mais surtout grâce aux utilisateurs des réseaux sociaux comme Facebook. Quelques heures plus tard, la star congolaise est arrêtée et menée manu militari aux autorités compétentes kenyanes qui l'expulseront de leur territoire.

Il est bien difficile dans une société mondialisée dans un pays normal respectant un minimum la condition humaine d'accepter de telles pratiques. Et Nairobi tout en étant ferme se débarrasse de l’encombrant Koffi Olomidé. Plusieurs pays dont notamment la Zambie annoncent dans la foulée que l'artiste ne pourra se produire sur leur territoire. Et de retour dans son pays, le Congo, la star est interpellée par la justice de son pays le 26 juillet et sera détenu 4 jours par les autorités avant d’être libéré sous caution . En France, le roi de la rumba est toujours sous le coup d'un mandat d'arrêt international pour d'autres affaires. Il est accusé de viol et de séquestration de danseuses, explique « Le Monde » .

Colère et parodie sur le web

Face à cet acte odieux, la condamnation en Afrique et dans toute la francophonie est quasi-unanime. La plupart des internautes dénoncent la violence de l'artiste. De nombreux fans (ou ex-fans) n'hésitent pas à détruire les disques et oeuvres de Koffi Olomidé et en publier des images sur les réseaux sociaux. De multiples parodies moquant l'ex-idole surgissent sur le web allant même jusqu’à le caricaturer en maître d’arts martiaux. La colère du peuple bien que virtuelle est palpable et les excuses de l'artiste n'y feront rien.

On notera que quelques rares personnes osent encore, sans toutefois excuser l'individu tenter de calmer la fureur des internautes. Le magazine « Jeune Afrique » - si prompt à s’engager parfois auprès du faible - perd de sa superbe en titrant un de ses articles « Koffi Olomidé a-t-il agressé une de ses danseuses à Nairobi ? » . Le journal quelques jours plus tard semblera changer de position et être moins magnanime avec le chanteur. En effet, il vaut mieux parfois se positionner dans le sens de l’opinion publique.

Les langues se délient en Afrique comme en Europe. Les médias rappellent les frasques passées de Koffi Olomidé. Diverses accusations resurgissent : coups et blessures à l'encontre de son agent, accusations de violences à l'encontre de ses ex- danseuses et même soupçons de viols et de séquestrations...  « Le Monde » consacrera une page à cette affaire titrée « Le calvaire des danseuses de Koffi Olomidé, la star de la rumba congolaise » .

Chute et déchéance

Mais nulle part la vraie question que pose cette affaire est évoquée, celle des conditions de travail des équipiers des stars du show-business. Les récits des entourages de ces divas de la chanson, de la danse, de la télévision et des médias en général soulignent le caractère et la personnalité parfois dictatoriaux de ces artistes, et ce, quel que soit le pays concerné : caprices, conditions de travail dégradées, insultes, maltraitances diverses, violences psychologiques et physiques et même sexuelles... On peut légitimement s'interroger : le droit du travail ne protège-t-il pas ces petites mains de l'ombre ? Les stars ont-elles un statut particulier ? Ont-elles des privilèges sur leurs semblables encore à notre époque ?

Dans tous les cas avec l'évolution des nouvelles technologies de l’information et de la communication notamment la possibilité de filmer ou de photographier de façon instantanée des séquences de vie, nous devenons tous des donneurs d'alerte potentiels tels les observateurs de « France 24 » qui scrutent le monde. Certains artistes aux mauvais comportements doivent comprendre qu'ils ne peuvent plus se permettre les excès d'antan. Si le peuple du village planétaire peut adouber telle ou telle star, il est aussi susceptible dans sa fureur de provoquer sa chute et sa déchéance... Espérons que cette affaire servira d'exemple à d'autres Koffi Olomidé.

Gilles Djeyaramane est attaché de presse et conseiller municipal

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